Spiritualité




Dénominateurs Communs pdf

Introduction

Dieu exalté dit :
« Oh ! Vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. » (49:13)
Voilà que les hommes se méfient les uns des autres, cultivent la haine, cohabitent ensemble tout en s’ignorant mutuellement. Quelle est cette attitude indigne de l’homme à l’ère de la communication ? Arrêtons de jouer les races supérieures et méditons sur ce que Dieu proclame Lui-même : Notre Egalité à tous. Pourquoi tendre l’oreille à des propos qui n’ont de fondement que l’ignorance ? Essayons de voir ce que l’on a en commun dans nos différences.

1.    L’égalité


Dieu Glorifié dit :
« Oh vous les hommes ! Craignez Dieu votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être puis de celui-ci, il a crée son épouse et il a fait naître de ce couple un grand nombre d’hommes et de femmes ». (4 :1)
Notre égalité est déjà attestée par l’origine de l’humanité puisque nous descendons tous d’Adam. L’islam abolit toutes les différences entre les hommes quelle que soient leurs conditions sociales et sans discrimination de race.
« Un arabe n’a pas plus de mérite qu’un non arabe… » (Sermon d’adieu)
« Les hommes sont égaux comme les dents d’un peigne. » (Bukhari)

2.    La justice


D’après un hadith quodsi : « Oh mes serviteurs j’ai fait de l’injustice un péché pour Moi-même, comme pour vous dans vos rapports réciproques. Ne soyez plus injustes les uns envers les autres. » (Muslim)
Dieu nous ordonne de considérer la justice comme fondement de toutes nos actions et de toujours observer le droit en dépit de tout obstacle même à l’encontre de nos proches.
Dieu Glorifié dit : « Oh ! Vous qui croyez. Pratiquez avec constance la justice en témoignage de fidélité envers Dieu, et même à votre propre détriment ou au détriment de vos pères et mères et vos proches, qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre, car Dieu a la priorité sur les deux. Ne suivez pas les passions au détriment de l’équité ; mais si vous louvoyez ou si vous vous détournez sachez que Dieu est bien informé de ce que vous faites. » (5:135)

3.    La liberté

Pas de servitude entre les hommes. Dieu Exalté dit : «  Quand donc avez-vous décrété que les hommes sont esclaves, alors que leurs mères les ont mis au monde libres ? » (‘Umar b.al khattab)

a.    La liberté politique

Elle est dans le principe de la shura (délibération). Personne n’impose son opinion à personne et la minorité ne domine pas la majorité. Dieu a ordonné à son apôtre de consulter la communauté dans les affaires publiques. Dieu Exalté dit :
«  Pardonne-leur, demande pardon pour eux et consulte-les dans les affaires ». (3:159)

b.    Liberté d’expression et de pensée.

Un musulman a le devoir de dénoncer l’erreur, l’injustice de donner un avis, d’avoir des recommandations à faire sans craindre ni services, ni tortures, ni incarcération. Il a le droit de proposer tout ce qui est bénéfique à la société.

c.    Liberté de culte.

L’islam nous invite à la réflexion et le choix nous appartient.
Dieu Exalté dit :
«  Il n’y a pas de contrainte en matière de religion. » (2:257)
« Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur terre, tous (sans exception) auraient cru. Est-ce toi qui peut contraindre les gens à devenir croyants ? (10:99)

4.    La solidarité


L’islam nous invite à témoigner de notre solidarité à l’égard de nos frères humains où qu’ils se trouvent. « Quiconque se préoccupe du besoin de son frère, Allah se préoccupera de son besoin ; quiconque dissipe, pour un musulman, un seul souci, Allah dissipera, pour lui, un souci parmi les soucis du Jour de la résurrection ; quiconque vient en aide à un homme en difficulté, Allah le mettra à l’aise dans cette vie et dans l’autre. » (Bukhari et Muslim)
«  Ne crois pas en moi celui qui passe la nuit rassasié, tandis que son voisin, à côté de lui et à son insu, souffre de la faim. » (Bukhari)

5.    Le respect de la famille


La Femme

Dieu Exalté dit : «  Parmi Ses signes, (il y a le fait qu’) Il a créé pour vous et de vous des épouses auprès desquelles vous êtes en repos et Il a fait naître, entre vous, affection et clémence. » (30:21)
« Le meilleur d’entre vous est celui qui se comporte le mieux avec sa femme » (Ibn Majad et Ad-Darimi)
La femme doit être respectée en tant qu’épouse, en tant que mère et en tant que membre actif de l’organisation de la société. La femme a le droit de s’exprimer, de voter, de travailler, de réaliser des gains et d’en jouir à sa guise, d’occuper des postes à responsabilité, de s’instruire,… sans pour autant que cela ne nuise à sa personne, à son époux et à ses enfants.

Les enfants

Les enfants doivent être entourés d’amour et de tendresse et de bonté. L’Islam considère qu’un des bonheurs du bas monde est d’avoir des enfants.
« Honorez (respectez et valorisez) vos enfants et soignez bien leur éducation. » (Ibn Mja)
« Craignez Allah et soyez justes envers vos enfants. » (Bukhari)

Les personnes âgées

Dieu a ordonné d’être bienveillant à l’égard des pères et mères et encore plus encore dans leur vieil âge.
Dieu Glorifié dit : « …Si l’un deux ou tous deux parviennent à la vieillesse chez toi, ne leur dis pas : Ouf ! Ne les réprimande pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Baisse pour eux l’aile de l’humiliation, en toute clémence et dis : Seigneur : fais leur, à tous deux miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit. » (17:23,24)

6.    L’Islam est pour la vie


L’islam est un appel à la vie, à la connaissance, à la recherche, au progrès, à l’organisation sociale, au travail, vivre avec optimisme, exclure le sentiment de désespoir, une société active et productive dans l’intérêt de la société et des générations futures. Ceci constitue le projet islamique.
 « Agis pour ta vie, ici bas comme si tu devais vivre éternellement... » (Abdallah Ibn Omar)

7.    Contre toutes formes de violence


L’oppression

« Allah m’a révélé que vous avez le droit d’être modestes ; que personne ne se vante devant personne et que personne n’opprime personne. » (Muslim)
«  Que l’homme soutienne son prochain, oppresseur ou opprimé. S’il est oppresseur, qu’il empêche d’opprimer ; c’est une façon de le soutenir et s’il est opprimé, qu’il le soutienne. » (Bukhari)

La violence et la guerre

Le meurtre est un crime contre l’humanité toute entière.
Dieu Exalté dit :
« …Quiconque aura tué un homme qui ne sera lui-même ni meurtrier, ni un séditieux, sera considéré comme meurtrier de l’humanité toute entière. Quiconque sauvera une vie sera considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité toute entière. » (5:32)
« Combattez dans la voie d’Allah ceux qui vous combattent, mais ne soyez pas les agresseurs. » (2:190)

L’indifférence

« Tout Homme qui refuse son aide à son prochain en un lieu où ce qu’il a de sacré peut-être violé et où son honneur peut diminué, sera lui-même abandonné par Allah, sans soutien, en un lieu où son aide sera nécessaire. »  (Abou Daoud)

« Le meilleur des hommes est le plus utile aux hommes. » (Tabarani)

8.    Pour l’amour et la paix


L’Islam est la religion de la paix, de l’indulgence, du pardon, de l’amour. Dieu Exalté dit : « Oh ! Vous les croyants, entrez tous dans la paix. » (2:208)
« Vous montrerai-je une action dont l’accomplissement vous fera aimer les uns les autres ? Divulguez parmi vous (la formule) « la paix ». (Muslim)
« Aucun de vous ne sera vraiment croyant tant qu’il n’aimera pas son prochain, ce qu’il aime pour lui-même. » (Bukhari)
Enfermons-nous dans la paix et faisons un effort réciproque afin de mieux nous apprécier mutuellement, réduisons notre ego au maximum et n’oublions pas que nous ne sommes que de simples mortels.
« C’est à Dieu que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons. »
Dieu Exalté dit : « Le plus noble d’entre vous, aux yeux de Dieu est le plus pieux d’entre vous. » (49:13)




Ref :
« LE CONCEPT DE JUSTICE SOCIALE EN ISLAM » : Salah al-Din al-Munadjdjid.
Ed : Publisud.

DICT. ELEMENTAIRE DE L’ISLAM ; Tahar Gaîd.
Ed : Office des publications Universitaires.

« LA FAMILLE MUSULMANE ; Dr Hassan Amdouni.
Ed : Al Qalam.



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« ...Et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit » pdf

1.    Qu’est ce que la maladie ?

C’est une altération, une dégradation de la santé de sorte que l’individu se trouve dans un état général de malaise. A cette définition objective de la maladie, l’islam nous offre une dimension spirituelle du sens même de cet état.

a) La maladie comme épreuve.

Le prophète (p&s) a dit :

« Le croyant est sans cesse éprouvé dans sa personne, dans sa progéniture et dans ses biens jusqu’à ce qu’il se rende à Dieu, exempt de toutes fautes ». (Tirmidhi et El Hakim).

Durant sa vie, l’individu est soumis à de nombreuses épreuves : la maladie, la pauvreté, la mort, les calamités…Ces circonstances douloureuses dévoilent chez lui un comportement qui peut exprimer soit de la révolte, soit de la reconnaissance, soit de l’ingratitude.
C’est là que Dieu nous apprécie. Sommes-nous constants dans l’aisance comme dans la pauvreté, dans la maladie comme dans la santé, dans le malheur comme dans la joie ? C’est à l’occasion de ces grands événements que notre foi est mise à l’épreuve et révèle soit son authenticité soit sa fausseté. Dieu nous met en garde, les épreuves sont inéluctables et il faut s’y préparer afin de ne pas être pris au dépourvu. Elles existent pour nous éprouver.

Dieu dit :

« Nous vous éprouverons pour connaître ceux d’entre vous qui luttent, ceux qui sont constants » (47 :31)

Le fils de Abbas que Dieu soit satisfait de lui a dit : « La première chose que Dieu a écrite sur la Table bien gardée (table où sont inscrit les arrêts de Dieu), ce sont ces mots :

« En vérité, Je vous le dis, Je suis le Dieu véritable ; il n’y a pas d’autre Dieu que Moi. Mohammed (p&s) est Mon serviteur et Mon envoyé ; quiconque se soumet à Mes arrêts, se résigne au malheur dont Je le frappe et se montre reconnaissant de Mes bienfaits, celui-là Je l’inscris au nombre des hommes à la foi sincère, et Je le ferai ressusciter avec cette catégorie de justes ; mais celui qui, au contraire, ne se soumet point à Mes arrêts, qui ne se résigne point aux afflictions dont Je le frappe et ne se montre point reconnaissant de Mes bienfaits, que celui-là prenne un autre Dieu que Moi ».

b) La maladie efface les péchés.

Le prophète (p&s) a dit : 

« Tout mal qui atteint le musulman, s’agit-il d’une lassitude, d’une maladie ou d’une angoisse, même d’une piqûre d’épine, lui vaut de la part de Dieu une rémission de ses péchés. » (Bukhari & Muslim) ; « Tout croyant, touché par quelque maladie, verra Dieu s’en servir pour lui pardonner ses péchés. » (Tabarani & El Hakim)

c) Les oeuvres du malade continuent.

Le prophète (p&s) a dit :

«  Quand un serviteur tombe malade ou part en voyage, Dieu lui inscrit l’équivalent de ce qu’il faisait (comme œuvres bonnes) à résidence en étant sain ». (Bukhari et Abou Daoud)


 
2.    Quelle attitude adopter face à la maladie ?

a) La patience

Sachant que la maladie efface les péchés et qu’elle constitue une épreuve, une attitude s’impose ; la Patience. Elle est une vertu indispensable à la vie et à la foi du musulman. Il doit habituer son âme à supporter l’adversité sans lassitude, attendre les résultats même s’ils ne sont pas immédiats et faire face aux difficultés quels que soient leur gravité et leur poids avec un cœur qui n’a point de doute. Rester confiant et garder l’espoir.

Le prophète (p&s) a dit :

« Celui qui loue Dieu pour avoir été comblé, celui qui supporte patiemment l’épreuve, celui qui se repend après une injustice, celui qui pardonne après avoir été lésé, ceux-là auront la sûreté et seront bien guidés ». (Tabarani)

Le prophète (p&s) disait :

« Celui qui s’efforce à supporter patiemment (le malheur) Dieu le dotera de patience. Nul ne reçoit plus ample bonheur que la patience » (Bukhari & Muslim)


« Cherchez secours dans la patience et dans la prière ». (2 :45)

b) Le malade se soigne

Le prophète (p&s) a dit :

« Dieu a fait les maladies. Il a accordé à chaque maladie un remède, ne vous soignez pas par ce qui est illicite » (Abou Daoud).

Le malade doit chercher à se soigner par tous les moyens permis par la morale islamique, tout en se remettant à Dieu pour l’issue heureuse de sa maladie car la guérison reste une volonté divine. 

« …Et quand je suis malade c’est Lui qui me guérit ». (26 :80)

c) La plainte du malade

Il est permis de se plaindre au médecin et à l’ami mais il faut louer Dieu avant de se plaindre.

Le prophète (p&s) a dit :

« Quand un serviteur tombe malade, Dieu lui envoie deux anges et les charge de voir ce que dira ce malade à ceux qui viennent lui rendre visite. S’il loue Dieu, ils rapportent ceci à Dieu qui en est informé. Dieu ensuite dit : Si mon serviteur meurt je me chargerai de l’introduire au paradis. S’il s’en remet, Je lui substituerai une chair meilleure et un sang meilleur que le sien et lui pardonnerai ses péchés ». (Malik & Ibn Abi-Dunya)

3.    la visite du malade.

a) Il est recommandé de se soucier de la santé de ceux qui nous entourent ainsi que de leur rendre visite s’ils sont malades.
D’après Abou Houraira le prophète (p&s) a dit :

« Dieu à Lui la puissance et la gloire, au jour de la résurrection, dira : «  Ho fils d’Adam ! Je suis tombé malade et tu ne m’as pas visité ? Seigneur, répondit l’homme, comment te rendre visite et Tu es le Seigneur des mondes ? Ne savais-tu pas que mon serviteur untel est tombé malade et tu ne l’as pas visité ? Ne savais-tu pas que si tu l’avais visité tu M’aurais trouvé chez lui ?... ». (Muslim)

b) Encourager le malade par de bonnes paroles afin de fortifier son âme et lui faire l’invocation suivante : « OH Allah, Seigneur des hommes, chasse le mal, guéris (lui) donc la maladie, car Tu es le Seul à guérir et nul autre en dehors de Toi ne guérit, et Ta guérison ne laisse point la (moindre trace de) maladie ». 

« Allahumma adhi-hi al-ba’ss illa Rabbannass, ichfi wa anta achchâfi, la chifâ-a illa chifâouka chifâ-an lâ yoghâdirou siqaman ». (Muslim & Ibn Maja)

c) Raccourcir la visite sauf si le malade demande votre présence.

d) Le visiteur peut demander des invocations en sa faveur.

Le prophète (p&s) a dit :

« Lorsque tu visites un malade demande-lui de t’invoquer Dieu, ses invocations ressemblent à celles des anges ». (Ibn Maja)

e) Il est également recommandé d’invoquer Dieu en faveur du malade et de réciter le Coran.


4.    Quelques invocations.


Lorsqu’on se plaint d’un mal, le prophète (p&s) a dit :

« Mets ta main sur l’endroit du mal et dis : «  Au nom de Dieu. Puis dis : je me réfugie auprès de la majesté de Dieu et Sa puissance contre le mal que je trouve en moi et contre ce que je fuis » (sept fois).

« A’oudho bi-‘izzatillahi wa qoudratihi min charri mâ ajidou wa ouhâdhirou » (sept fois). (Abou Daoud&Tirmidhi).

Lorsqu’on rencontre un éprouvé, le prophète (p&s) a dit :

« Quiconque, à la vue d’un éprouvé, (handicapé, un malade, un pauvre…) dit : « Louange à Dieu, qui m’a épargné de ce dont il a frappé autrui et m’a grandement avantagé par rapport à ceux qu’Il a crées, sera à l’abri de ce malheur ». (Tirmidhi)

«  Al-hamdou lillahi-ladhi ‘âfanî minmabtalâka bihi wa faddalanî ‘alâ kathîrin mimman khalaqa tafdîlan ».

Dieu ne manque pas de nous donner de nombreux exemples dans le Coran afin d’illustrer le comportement vers lequel nous devons tendre, et l’histoire de Ayoub (Job p&s) est un véritable hymne à la patience et à la constance. Lui qui fut frappé de la perte de sa famille, de ses biens et fut atteint dans son corps de diverses maladies incurables. Dieu dit de lui:

« Oui, Nous l’avons trouvé endurant avec constance, (quel) excellent serviteur, il aimait à revenir souvent à Nous. » (38 :44)

« Seigneur fortifie-nous de patience et reçois-nous en croyants soumis à Ta Volonté » (7 :126)




Ref :
« L’ETIQUE DU MUSULMAN » - M. Al Ghazali.
Ed : Al Qalam.

« LES EXHORTATIONS ET LES AVERTISSEMENT » - Al Hafy Al Mundiri.
Ed : Dar el Fiker.

« LES REGLES DE LA LEGISLATION ISLAMIQUE ECLAIREES PAR LA TRADITION PROPHETIQUE » - Sayed Sabiq.
Ed : Dar el Fiker.

« DE LA PATIENCE EN ISLAM » - Amadou Makhtar Samb.
Ed : Al Bustan.


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La religion : un comportement pdf

Le comportement à l’école

Chère sœur et cher frère, toi qui poursuis encore tes études, tu es certes un(e) étudiant(e), mais tu es surtout et avant toute chose un(e) musulman(e). Ce qui signifie que ta vie spirituelle et ta vie temporelle sont étroitement liées, que l’un n’agit pas sans demander l’approbation de l’autre. Ainsi ton comportement général devrait s’en ressentir.

Malheureusement les plaintes qui ressortent des différents établissements scolaires nous laissent penser que des responsabilités ont été négligées dans de nombreux domaines. L’absentéisme, le niveau en régression constante, la violence verbale et physique, la détérioration du matériel, tant de faits qui suscitent tant d’interrogations. L’absence d’éducation, l’absence d’autorité, l’enseignement qui n’arrive plus a réaliser ces objectifs, les résultats d’une société qui néglige les rapports de l’homme à son Créateur et qui table uniquement sur des valeurs de réussite socio-économiques… Mais chercher à connaître les raisons de cette crise ne fait que reculer dans le temps les solutions. Dieu sait combien nous avons déjà perdu comme temps… C’est pourquoi aujourd’hui je m’adresse à toi, toi que l’on montre du doigt, toi sur qui l’autorité n’a plus beaucoup d’influence, toi qui exprimes ta révolte à ta façon, et pour qui le monde ne paraît pas très réjouissant. Certes ce monde n’est pas le reflet de toutes nos espérances mais il faut que tu saches que ton devoir sur cette terre est de le rendre plus agréable à vivre.

« Puissiez-vous former une communauté dont les membres appellent les hommes au bien, leur ordonnent ce qui est convenable et leur interdit ce qui est blâmable ; voilà ceux qui seront heureux ! » (3 :104)

Voilà qui devrait te donner un but, une raison de vivre car ici c’est Dieu exalté soit-Il qui te le dit ce n’est pas ton professeur, tes parents ou la police. C’est Celui qui t’a donné la vie et c’est celui qui te donnera la mort. C’est Lui à qui tu devras rendre des comptes de ton comportement et de ton utilité sur terre.

« Oh fils d’Adam de la poussière Je t’ai créé, vers la poussière Je te ramènerai et de la terre Je te ressusciterai ». (Hadith qodsi)

Oui cette vie n’est qu’un dépôt du Créateur, parmi tous les examens que tu pourras mener à bien à l’école, celui qui t’assurera avec certitude une réussite c’est bien celui que Dieu exalté soit-Il te propose : L’examen de ta vie, celui qui consiste à faire le bien, à être utile à toi et aux autres, celui de croire qu’il n’existe qu’un Dieu et que son Prophète est Muhammad (p&s) et de te référer en toute chose au Coran et à la Sunna. C’est un examen qui demande d’énormes qualités telles que la patience, la constance, la miséricorde et surtout de la foi. Mais ce chemin te conduira assurément à obtenir l’agrément de Dieu et quelle plus belle récompense que celle-là !

Ton temps sur cette terre est limité, exploite-le du mieux que tu pourras. Ton retour se fera vers Lui, à Lui pas d’échappatoire, pas de mensonge, pas de tricherie. Il est Celui qui sait toute chose.

Fasse que ton comportement soit une lumière pour toi au jour du jugement et une lumière pour ceux qui t’entourent ici-bas. Tu es responsable de ce que tu génères, et tu seras rétribué en fonction. Dieu t’a envoyé un prophète et il a dit de lui qu’il est le meilleur exemple :

« Vous avez dans le Prophète de Dieu un bel exemple pour celui qui espère en Dieu et au jour dernier et qui invoque souvent le nom de Dieu ». (33 :21)

Alors fais-en ta référence, ton modèle sur terre et tu réussiras inch’Allah. Je te citerai quelques exemples de sa sociabilité, de son comportement qui pourraient te servir à l’école, car le Prophète de Dieu a fait « de la religion : un comportement »


1.    Ecole obligatoire

L’enseignement est obligatoire en Belgique jusqu’à 18 ans. Sache que l’Islam est la religion du savoir, le Prophète (p&s) a dit :

« L’acquisition du savoir est une obligation qui incombe à tout musulman… » (ibn Maja)

D’après ibn Omar : « Toute chose a un chemin, celui du Paradis est la science. »

L’analphabétisme et l’ignorance sont des maladies sociales qu’il faut combattre, ils ne vont pas de paire avec le bien être de l’homme qu’il soit moral ou physique. Observe combien sont nombreuses les maladies, les injustices, la misère dans les pays ou l’analphabétisme règne en maître.


2.    Respect du règlement

En toute liberté tu t’es inscrit dans une école, ceci implique que tu t’es engagé à te soumettre aux règles qui régissent le fonctionnement de cet établissement. Ces règles sont établies, les respecter constitue pour toi une obligation et non un choix. Elles sont nécessaires pour le bon fonctionnement de l’établissement, pour la discipline de ses membres et finalement dans l’intérêt de tous.


3.    Respect pour autrui

a)    La ponctualité

La ponctualité est importante pour la bonne organisation et le bon fonctionnement de n’importe quelle activité. Ton retard ne peut que perturber ton travail et celui des autres, il constitue un manque de respect vis-à-vis d’autrui, la ponctualité est similaire à une promesse, tenir sa parole est une grande vertu mentionnée par Dieu comme une des qualités de la prophétie.

Dieu Exalté dit :

« Oh les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements. » (5 :1)


b)    La politesse

La politesse est essentielle pour avoir de bons rapports dans une société sinon la cohabitation serait impossible.

L’islam accorde beaucoup d’importance à la parole, à l’échange verbal, le musulman doit pouvoir dominer sa langue, l’éduquer, Dieu Exalté dit :

« Dis à mes serviteurs de prononcer de bonnes paroles. » (17 :53)

« Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il dise le bien ou alors qu’il se taise. » (Muslim)

User de bonnes paroles produit des fruits agréables, Dieu Glorifié dit :

« L’action bonne n’est pas semblable à la mauvaise. Pousse celle-ci par ce qu’il y a de meilleur : celui qu’une inimitié séparait de toi deviendra pour toi un ami chaleureux. » (41 :34)

Dieu nous a honorés par le don de la parole, sois reconnaissant par une bonne utilisation responsable de ta langue.

« Il ne prononce pas une parole sans qu’il n’y ait à ses côtés un observateur bien disposé (à ce rôle). » (50 :18)

Sache contrôler ta colère, résiste à la provocation, évite les disputes, ne sois pas susceptible, ne cherche pas à polémiquer, abandonne la grossièreté.

Le prophète (p&s) a dit :

« Rien ne pèsera dans la balance du croyant au jour de la résurrection comme le bon caractère. Car Dieu déteste l’homme obscène et grossier. Et l’homme doté d’un bon caractère atteindra par cette qualité le degré de celui qui jeûne et prie » (Ahmad)

C’est là un exercice de maîtrise difficile mais combien gratifiant auprès de Dieu.


c)    Respect du professeur

« Soyez humbles envers ceux de qui vous puisez la science » (Tabarani)

Tu te rends à l’école dans le seul but d’acquérir des connaissances, dans de nombreux domaines, tous intéressants. Tu es donc dans une position d’apprenti qui a tout à découvrir. Le professeur représente ce savoir et ton attitude face à eux doit être pleine de curiosité, de soif, d’attention et surtout de respect. Le respecter, c’est lui obéir, respecter ses règles de travail, s’adresser à lui avec politesse, éviter tout ce qui perturbe ou désorganise le cours.

Le prophète (p&s) a dit : « Apprenez le savoir et à cette fin apprenez la sérénité et le respect et à être modestes avec ceux qui vous enseignent. » (Tabarani)


d)    Honnêteté

Un musulman n’agit que selon la vérité, ainsi ses actes seront purs et sincères et porteront leurs fruits. Tout acte impliquant le mensonge, la tricherie, la tromperie est exclu du comportement du musulman.

« Malédiction de Dieu sur les menteurs » (3 :61)

« Celui qui trompe n’est pas des nôtres » (Tirmidhy)


e)    Décence

Ne cherche pas l’admiration de ton semblable mais celle de Dieu. Contente toi de l’essentiel.

Selon Abu Hurayra le prophète (p&s) a dit :

« Dieu ne regarde pas vos corps ni vos formes mais regarde vos cœurs et vos œuvres » (Muslim)

L’islam recommande une tenue propre et soignée.
Un homme a interrogé Abdallah ibn ‘Omar :

« Quel vêtement dois-je porter ? Il lui dit : Celui dans lequel les sots ne te ridiculisent pas et avec lesquels les sages ne te font pas de reproche… » (Tabarani)


f)    Choix des amis

L’islam est une religion de convivialité, de sociabilité et non d’isolement, durant tes études tu es amené à choisir tes compagnons de route, ce choix peut influer sur tes résultats scolaires ainsi, que sur ton comportement. Il est important que tu saches qu’en Islam tout acte posé doit être motivé par l’amour de Dieu, c’est ainsi pour l’amitié, cela doit être un acte désintéressé, bien sûr tu seras attiré par des affinités de tempérament et de pensée mais ton choix doit être guidé par les exigences de tes principes, en l’occurrence ceux qui te poussent à aimer pour Dieu.

Le prophète a dit : « Toutes les créatures constituent la Famille de Dieu (Exalté soit-Il) et Sa créature préférée, c’est celle qui est bienfaisante envers Sa Famille. » (Bukhari)


g)    Préserver l’environnement

« C’est à Allah vraiment qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il sait parfaitement l’état dans lequel vous êtes, et le jour où les hommes seront ramenés vers Lui. Il les informera alors de ce qu’ils oeuvraient. Allah est Omniscient. » (24 :64)

Il va de soit que le matériel scolaire, que ce soit les livres ou les biens mobiliers et immobiliers ne peuvent subir aucune détérioration, le vandalisme gratuit n’a jamais rien résolu. De plus en Islam les biens d’autrui sont sacrés, il t’est interdit de les dérober, de les casser, de les dénaturer, de les taguer.


4.    Conclusion

Ta jeunesse est un atout, c’est une période dans ta vie où tout est possible, tout s’offre à toi, à la mesure de tes ambitions. Tu possèdes de grandes capacités de mémorisation, ton corps plein d’énergie te permet de pratiquer toutes sortes de disciplines sportives qui contribueront à ton épanouissement. Ta liberté te permet de te mouvoir, de voyager. Mais tout cela on te l’a déjà dit, et cela ne t’a pas suffi. Mais ce que l’on ne te dit pas c’est que tout ce que tu entreprends ne doit pas seulement épanouir ton corps, mais ton âme, ta spiritualité, que le regard des autres importe peu à côté de la satisfaction que tu peux ressentir lorsque tu recherches la proximité de Dieu. Il faut que ta vie soit en accord avec le très Haut, tes actes, tes choix, tes ambitions doivent avoir pour intention la satisfaction de Dieu. Ainsi tu vivras en paix avec toi-même et avec les autres. Toutes tes interrogations auront une réponse. Tes incertitudes deviendront certitudes, ton sentiment d’inutilité et d’impuissance se transformera par un besoin de servir les autres, ta haine fera place à la compréhension. Tes jugements seront empreints de miséricorde et de modération. Montre toi humble, affectueux envers les gens, abstiens-toi de commettre le mal, sois patient dans la difficulté, et acharne toi à vouloir tout connaître et tout comprendre, tu constateras très vite que ta vie est trop courte pour accomplir ce que Dieu attend de toi.

« Béni soit Celui dans la main de qui est la Royauté, et Il est Omnipotent. Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur. » (62 :2)



Réf :
« L’ETHIQUE DU MUSULMAN » - Mohammad Al Ghazali
Ed : Al Qalam.


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Le Ramadan terminé je continue de jeûner pdf

Le jeûne surérogatoire

Le prophète (p&s) nous a recommandé de jeûner en dehors du mois de Ramadan, c’est ce qu’on appelle le jeûne volontaire ou surérogatoire qui par définition n’est pas obligatoire mais qui présente, néanmoins, beaucoup de mérites.

Le prophète (p&s) a dit : « Le poids de la terre en or n’égalerait point la récompense réservée, le Jour de la Résurrection, à quiconque jeûnerait une journée volontairement. »

« Le jeûne et le Coran intercéderont en faveur du serviteur le Jour de la Résurrection. Le Jeûne dira : Oh mon Seigneur ! Je l’ai empêché de se nourrir et de se satisfaire son désir : prends-moi donc comme intercesseur en sa faveur ! » Et le Coran dira : « Je l’ai empêché de dormir la nuit : prends-moi donc comme intercesseur en sa faveur ! ». « Et ils intercéderont. » (Ahmad)

De nombreuses occasions de jeûner nous sont offertes durant l’année et nous permettent d’acquérir les mérites promis. Ceux-ci sont :

a)    Six jours de chawwal

Le prophète a dit :

« Quiconque jeûne le mois de Ramadan et le fait suivre de six jours du mois de chawwal, le jeûne de celui-là équivaut à celui de toute une année ». (Muslim)

« Le jeûne du mois de Ramadan équivaut à 10 mois. Celui de six jours de chawwal équivaut à deux mois. C’est le nombre de mois d’une année. » (Ibn khuzaima)

b)    Première décade de dhoul-hidja

Le Prophète a dit : « Il n’ y a pas de jours où les bonnes œuvres sont mieux agréées de Dieu autant que les dix premiers jours de Dhoul-Hidja » (Bukhari)

c)    le jour de ‘Arafat

Le Prophète a dit : « Le jeûne de ‘Arafat permet d’absoudre les pêchés de l’année qui précède et de celle en cours ». (Muslim).

Correspond au neuvième jour de Dhoul-hidja.

d)    Mouharram

On demanda au Prophète quel est le meilleur jeûne après celui du Ramadan ?

« C’est le jeûne du mois de Dieu appelé « Al Mouharram » fut sa réponse » (Muslim et Abou Dawud)
« …Le jeûne d’une journée de Mouharram équivaut au jeûne de trente journées ».

e)    Al ‘Achoura

Le dix du mois de Al Mouharram correspond à Al’Achoura. C’est le jour où Dieu donna la victoire à Moïse et son peuple sur Pharaon. Le Prophète (p&s) jeûna ce jour et recommanda de le jeûner.

Le Prophète a dit : « Celui qui jeûne le jour de ‘Arafat, aura ses pêchés de l’année précédente et de la suivante, tous pardonnés. Et celui qui jeûne le jour de ‘Achoura (10 de Mouharram) sera pardonné pour les péchés d’une année. » (Tabarani)

« Quiconque comble sa famille (de dépense) le jour de ‘Achoura, Dieu lui rend (l’aisance) durant toute l’année ». (Al Bayhaqi)

f)    La première quinzaine de Cha’ban

Mois qui précède le Ramadan.

Aïcha a dit : « Je n’ai pas vu le Prophète (p&s) jeûner un autre mois que celui du Ramadan, et je ne l’ai pas vu jeûner plus de jours qu’au mois de Cha’bane. » (Bukhari et Muslim)

Le Prophète a dit : « A la mi-cha’bane, faites la prière de sa nuit (veille) et jeûnez sa journée. Au coucher du soleil, Dieu descend jusqu’au Ciel le plus bas et dit : Y a-t-il quelqu’un qui implore mon pardon que je lui accorde ? Y a-t-il quelqu’un qui me demande de l’enrichir que je lui accorde ? Y a-t-il un malade, que je le guérisse ? ... et ainsi de suite jusqu’à l’aurore. » (Ibn Maja)

g)    Le jeûne des jours de pleine lune

Le treize ; quatorze et quinzième jours du mois lunaire donc de chaque mois du calendrier hégirien.

D’après Abou Ad-Darda que Dieu l’agrée a dit :

« Mon bien aimé (le Prophète p&s) m’a recommandé de faire trois choses que je ne laisserai jamais tant que je suis vivant : de jeûner trois jours de chaque mois, de faire la prière d’al-douha et de ne pas me mettre au lit avant que j’effectue une raka’a impaire ». (Muslim)

Le prophète (p&s) a dit :

« Ces trois jours de jeûne équivalent au jeûne d’une année ». (An-Nassâ’i)

h)    Chaque lundi et jeudi

Le prophète a dit : «  Les œuvres sont soumises à Dieu tous les lundis et Jeudis. Le Seigneur pardonne tout musulman à l’exception de deux personnes en discorde. Il dit : Ajournez ces deux là ! » (Ahmad)

On interrogea le Prophète (p&s) au sujet du jeûne du lundi, il répondit : «  C’est le jour où je suis né, le jour où (Dieu) m’a envoyé (comme Prophète) et le jour où on m’a révélé (Le Coran) ». (Muslim)

Le prophète (p&s) jeûnait constamment pendant ces deux jours.

i)    Un jour sur deux

Le Prophète (p&s) a dit : « Le jeûne le plus agréé de Dieu est celui de David. La prière la plus agréée de Dieu est celle de David. Il dormait la moitié de la nuit, veillait un tiers, puis il se recouchait le sixième de la nuit. Il jeûnait un jour et rompait son jeûne le jour suivant. » (Bukhari&Muslim)

An-Nassâ’i rapporte d’après al Hakim : « J’allais trouver l’envoyé de d’Allah (p&s) et lui dit : Oh Envoyé d’Allah ! Ordonne-moi une œuvre grâce à laquelle Allah m’accorde un profit (spirituel) ! »

Il dit : « Il t’incombe de jeûner, car le jeûne n’a pas de semblable. »



Réf :
« Les exhortations et avertissements. » - Imam Al Hafiz  Al-Mundiri.
Éd : Dar El fikr.
« La voie du Musulman » - Aboubaker Djaber Eldjazaîri.
Éd : ACFE
« Le jardin des saints serviteurs » - Imam Al-Nawawi
Éd : Dar El Kutub Al-‘llmiyah.


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El Ihsan
Editeur responsable
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Le repentir ou Tawba

Le repentir consiste tout d’abord à ce que l’on soit convaincu que le péché et la désobéissance nuisent à la purification de notre âme et contribuent à l’éloignement de Dieu. Cette conviction doit provoquer un sentiment de regret lequel implique la volonté d’abandonner certains comportements nuisibles.


1.    Pourquoi se repentir ?

Le repentir est un besoin qui se manifeste chez l’individu qui, troublé par son comportement finit par ressentir un malaise, une tristesse, de la déprime, de la préoccupation… C’est alors que le repentir, qui est un acte de foi, apparaît comme libérateur du malaise.

Dieu Exalté dit :

« Et ceux qui ont œuvré en mal puis qui après cela se sont repentis et ont cru… ton Seigneur est après tout cela, certes oui, Pardonneur, Miséricordieux ». (7 :153)

Dieu nous invite au repentir sincère et ferme qui pourra effacer nos mauvaises actions. Il nous donne la possibilité de nous racheter de nos erreurs et de prendre un nouveau départ.

Dieu Exalté dit :

« Oh, les croyants ! Repentez-vous à Dieu d’un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos fautes… ». (66 :8)

« Oui, et Je suis grand Pardonneur pour celui qui se repent et croit et fait œuvre bonne puis se guide ». (20 :82)


2.    Quand se repentir ?

Hâtivement : le Prophète (p&s) a dit :

« Faire les choses hâtivement fait partie des incitations de chaytan (diable) sauf dans cinq cas :

-    Tawba c.à.d. le repentir
-    Marier sa fille
-    Régler ses dettes
-    Enterrement des morts
-    Faire de bonnes actions ». (Tirmidhi)


3.    Comment se repentir ?

Par un examen de soi : se repentir demande que l’individu passe par son autocritique. Il est nécessaire qu’il se juge lui-même et qu’il constate les méfaits qu’il a commis envers Dieu, envers autrui, envers lui-même… Ainsi il pourra faire le point et connaître les raisons de ses préoccupations. Afin de pouvoir les corriger.

Le Prophète (p&s) a dit :

« L’homme sensé est celui qui se juge lui-même et œuvre pour la vie future. Tandis que l’homme faible d’esprit est celui qui se laisse conduire par ses passions souhaitant que Dieu lui accorde tout ce qu’il désire ». (Tirmidhi)


4.    Conditions du repentir

a)    Cessation du mal commis et intention sincère de se repentir.

Oubay Ibn Ka’b posa la question au Prophète (p&s) :

« Qu’est-ce qu’un repentir sincère ? »

Il lui répondit :

« C’est le repentir de tout acte infâme commis avec excès puis tu implores le pardon de Dieu en t’engageant à ne plus y revenir ». (Ibn Abi Hatim)

b)    Nadam : manifester du regret sur les actes commis par le passé.

c)    Résolution ferme de ne plus retourner aux péchés regrettés.

d)    Rendre justice à celui à qui tu as fait du tort s’il s’agit de péchés commis envers nos semblables.


5.    Prendre connaissance des préceptes divins

Une fois repenti, il faut faire un effort pour ne pas retomber dans des situations semblables à celles du passé. Cet effort doit d’abord nous mener à la recherche de la connaissance des préceptes de Dieu : nos devoirs, nos obligations, ce qu’Il nous autorise, ce qu’Il nous interdit, les péchés capitaux, les pêchés véniels (petit) …

Dieu Exalté dit :

« Si vous évitez de commettre les grands péchés Nous vous pardonnerons vos péchés véniels, et Nous vous ferons entrer avec honneur au Paradis ». (4 :31)

Ceci ne veut pas dire qu’il faille négliger les petits péchés car ceux-ci peuvent devenir graves pour différentes raisons :

-    Leur répétition fréquente.
-    Le fait de n’y attacher aucune importance.
-    Le plaisir avec lequel on les commet.
-    Avoir une confiance exagérée dans le pardon.
-    Le scandale que peuvent causer les petits péchés.


6.    Comment demander le Pardon ?

« O Grand Dieu, tu es mon Seigneur, Tu m’as créé et je suis Ton esclave, je suis soumis à Tes promesses et à Tes engagements. Je me réfugie auprès de Toi contre le mal que j’ai commis. Je reconnais les bienfaits dont Tu m’as comblé. Je reconnais aussi mes pêchés, pardonne-moi, car nul autre que Toi n’absout les pêchés » (Bukhari)

« Allâhoumma Anta Rabbi lâ ilâha illa Anta khalaqtanî wa ana ‘abdouka wa ana ‘alâ ‘ahdika wa wa’dika mastata’tou, a’oudhou bika min charri mâ çana’tou, abou-ou laka bini’matika ‘alayya, wa abou-ou bidhanbi faghfirli fa innahou lâ yaghfirou dhounouba illâ Anta ». (Bukhari)

Le Prophète (p&s) a dit :

« Dieu, à Lui la puissance et la Gloire, ouvre Sa main la nuit afin que le pêcheur du jour se repente et Il ouvre Sa main le jour afin que le pêcheur de la nuit se repente. Et ceci durera ainsi jusqu’à ce que le soleil se lève de son coucher (l’heure dernière) ». (Muslim)



Réf :
« L’ETHIQUE DU MUSULMAN » - Mohammad Al Ghazali
Ed : Al Qalam.
« LA MYSTIQUE DE GHAZALI » - Abdallah As-Sabr
Ed : Créadif Livres.


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