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Spiritualité
Dénominateurs
Communs 
Introduction
Dieu exalté dit :
«
Oh !
Vous les hommes ! Nous vous avons créés
d’un mâle et d’une femelle. Nous vous
avons
constitués en peuples et en tribus afin que vous vous
connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous,
auprès
de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. » (49:13)
Voilà que les hommes se méfient les uns des
autres,
cultivent la haine, cohabitent ensemble tout en s’ignorant
mutuellement. Quelle est cette attitude indigne de l’homme
à l’ère de la communication ?
Arrêtons de
jouer les races supérieures et méditons sur ce
que Dieu
proclame Lui-même : Notre Egalité
à tous.
Pourquoi tendre l’oreille à des propos qui
n’ont de
fondement que l’ignorance ? Essayons de voir ce que
l’on a
en commun dans nos différences.
1.
L’égalité
Dieu Glorifié dit :
«
Oh
vous les hommes ! Craignez Dieu votre Seigneur qui vous a
créés d’un seul être puis de
celui-ci, il a
crée son épouse et il a fait naître de
ce couple un
grand nombre d’hommes et de femmes ». (4 :1)
Notre égalité est déjà
attestée par
l’origine de l’humanité puisque nous
descendons tous
d’Adam. L’islam abolit toutes les
différences entre
les hommes quelle que soient leurs conditions sociales et sans
discrimination de race.
«
Un
arabe n’a pas plus de mérite qu’un non
arabe… » (Sermon d’adieu)
«
Les
hommes sont égaux comme les dents d’un peigne.
» (Bukhari)
2.
La justice
D’après un hadith quodsi : « Oh mes
serviteurs
j’ai fait de l’injustice un
péché pour
Moi-même, comme pour vous dans vos rapports
réciproques.
Ne soyez plus injustes les uns envers les autres. » (Muslim)
Dieu nous ordonne de considérer la justice comme fondement
de
toutes nos actions et de toujours observer le droit en dépit
de
tout obstacle même à l’encontre de nos
proches.
Dieu Glorifié dit : «
Oh ! Vous qui croyez. Pratiquez avec
constance la justice en témoignage de
fidélité
envers Dieu, et même à votre propre
détriment ou au
détriment de vos pères et mères et vos
proches,
qu’il s’agisse d’un riche ou
d’un pauvre, car
Dieu a la priorité sur les deux. Ne suivez pas les passions
au
détriment de l’équité ; mais
si vous
louvoyez ou si vous vous détournez sachez que Dieu est bien
informé de ce que vous faites. » (5:135)
3.
La liberté
Pas de servitude entre les hommes. Dieu Exalté dit : «
Quand donc avez-vous décrété que les
hommes sont esclaves, alors que leurs mères les ont mis au
monde
libres ? » (‘Umar b.al khattab)
a.
La liberté politique
Elle est dans le principe de la shura
(délibération).
Personne n’impose son opinion à personne et la
minorité ne
domine pas
la majorité. Dieu a ordonné à son
apôtre de
consulter la communauté dans les affaires publiques. Dieu
Exalté dit :
«
Pardonne-leur, demande pardon pour eux et consulte-les
dans les affaires ». (3:159)
b.
Liberté d’expression et de pensée.
Un musulman a le devoir de dénoncer l’erreur,
l’injustice de donner un avis, d’avoir des
recommandations
à faire sans craindre ni services, ni tortures, ni
incarcération. Il a le droit de proposer tout ce qui est
bénéfique à la
société.
c.
Liberté de culte.
L’islam nous invite à la réflexion et
le choix nous
appartient.
Dieu Exalté dit :
«
Il n’y a pas de contrainte en matière de
religion. » (2:257)
«
Si
ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur
terre, tous (sans exception) auraient cru. Est-ce toi qui peut
contraindre les
gens à devenir croyants ? (10:99)
4.
La solidarité
L’islam nous invite à témoigner de
notre
solidarité à l’égard de nos
frères
humains où qu’ils se trouvent. « Quiconque se
préoccupe du besoin de son frère, Allah se
préoccupera de son besoin ; quiconque dissipe, pour un
musulman,
un seul souci, Allah dissipera, pour lui, un souci parmi les soucis du
Jour de la résurrection ; quiconque vient en aide
à un
homme en difficulté, Allah le mettra à
l’aise dans
cette vie et dans l’autre. » (Bukhari et Muslim)
«
Ne crois pas en moi celui qui passe la nuit
rassasié, tandis que son voisin, à
côté de
lui et à son insu, souffre de la faim. » (Bukhari)
5.
Le respect de la famille
La
Femme
Dieu Exalté dit : «
Parmi Ses signes, (il y a le fait
qu’) Il a créé pour vous et de vous des
épouses auprès desquelles vous êtes en
repos et Il
a fait naître, entre vous, affection et clémence.
»
(30:21)
«
Le
meilleur d’entre vous est celui qui se comporte le
mieux avec sa femme » (Ibn Majad et Ad-Darimi)
La femme doit être respectée en tant
qu’épouse, en tant que mère et en tant
que membre
actif de l’organisation de la société.
La femme a
le droit de s’exprimer, de voter, de travailler, de
réaliser des gains et d’en jouir à sa
guise,
d’occuper des postes à responsabilité,
de
s’instruire,… sans pour autant que cela ne nuise
à
sa personne, à son époux et à ses
enfants.
Les
enfants
Les enfants doivent être entourés
d’amour et de
tendresse et de bonté. L’Islam
considère
qu’un des bonheurs du bas monde est d’avoir des
enfants.
«
Honorez (respectez et valorisez) vos enfants et soignez bien leur
éducation. » (Ibn Mja)
«
Craignez Allah et soyez justes envers vos enfants. »
(Bukhari)
Les
personnes
âgées
Dieu a ordonné d’être bienveillant
à
l’égard des pères et mères
et encore plus
encore dans leur vieil âge.
Dieu Glorifié dit : «
…Si l’un deux ou tous
deux parviennent à la vieillesse chez toi, ne leur dis pas :
Ouf
! Ne les réprimande pas, mais adresse-leur des paroles
respectueuses. Baisse pour eux l’aile de
l’humiliation, en
toute clémence et dis : Seigneur : fais leur, à
tous deux
miséricorde comme ils m’ont
élevé tout
petit. » (17:23,24)
6.
L’Islam est pour la vie
L’islam est un appel à la vie, à la
connaissance,
à la recherche, au progrès, à
l’organisation
sociale, au travail, vivre avec optimisme, exclure le sentiment de
désespoir, une société active et
productive dans
l’intérêt de la
société et
des générations futures. Ceci constitue
le projet
islamique.
«
Agis pour ta vie, ici bas comme si tu devais vivre
éternellement... » (Abdallah Ibn Omar)
7.
Contre toutes formes de violence
L’oppression
«
Allah
m’a révélé que vous avez le
droit d’être modestes ; que personne ne se vante
devant
personne et que personne n’opprime personne. »
(Muslim)
«
Que l’homme soutienne son prochain, oppresseur ou
opprimé. S’il est oppresseur, qu’il
empêche
d’opprimer ; c’est une façon de le
soutenir et
s’il est opprimé, qu’il le soutienne.
»
(Bukhari)
La
violence et
la guerre
Le meurtre est un crime contre l’humanité toute
entière.
Dieu Exalté dit :
«
…Quiconque aura tué un homme qui ne sera
lui-même ni meurtrier, ni un séditieux, sera
considéré comme meurtrier de
l’humanité
toute entière. Quiconque sauvera une vie sera
considéré comme ayant sauvé la vie de
l’humanité toute entière. »
(5:32)
«
Combattez dans la voie d’Allah ceux qui vous combattent,
mais ne soyez pas les agresseurs. » (2:190)
L’indifférence
«
Tout
Homme qui refuse son aide à son prochain en un lieu
où ce qu’il a de sacré
peut-être violé
et où son honneur peut diminué, sera
lui-même
abandonné par Allah, sans soutien, en un lieu où
son aide
sera nécessaire. » (Abou Daoud)
«
Le
meilleur des hommes est le plus utile aux hommes. »
(Tabarani)
8.
Pour l’amour et la paix
L’Islam est la religion de la paix, de
l’indulgence, du
pardon, de l’amour. Dieu Exalté dit : « Oh ! Vous
les croyants, entrez tous dans la paix. » (2:208)
«
Vous
montrerai-je une action dont l’accomplissement vous
fera aimer les uns les autres ? Divulguez parmi vous (la formule)
« la paix ». (Muslim)
«
Aucun
de vous ne sera vraiment croyant tant qu’il
n’aimera pas son prochain, ce qu’il aime pour
lui-même. » (Bukhari)
Enfermons-nous dans la paix et faisons un effort réciproque
afin
de mieux nous apprécier mutuellement, réduisons
notre ego
au maximum et n’oublions pas que nous ne sommes que de
simples
mortels.
«
C’est à Dieu que nous appartenons et
c’est
vers Lui que nous retournerons. »
Dieu Exalté dit : «
Le
plus noble d’entre vous, aux
yeux de Dieu est le plus pieux d’entre vous. »
(49:13)
Ref
:
«
LE
CONCEPT DE JUSTICE SOCIALE EN ISLAM » : Salah al-Din
al-Munadjdjid.
Ed
: Publisud.
DICT.
ELEMENTAIRE DE L’ISLAM ; Tahar Gaîd.
Ed
: Office
des publications Universitaires.
«
LA
FAMILLE MUSULMANE ; Dr Hassan Amdouni.
Ed
: Al Qalam.
Brochure
publiée avec le soutien de E.M.B.
El
Ihsan
Editeur
responsable
Botte
C.
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Guillaume
Tell 62
1060
Bruxelles
«
...Et
quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit
» 
1.
Qu’est ce que la maladie ?
C’est une altération, une dégradation
de la
santé de sorte que l’individu se trouve dans un
état général de malaise. A cette
définition
objective de la maladie, l’islam nous offre une dimension
spirituelle du
sens
même de cet état.
a)
La maladie
comme épreuve.
Le
prophète (p&s)
a dit :
«
Le
croyant est sans cesse éprouvé dans sa
personne, dans sa progéniture et dans ses biens
jusqu’à ce qu’il se rende à
Dieu, exempt de
toutes fautes ». (Tirmidhi et El Hakim).
Durant sa vie, l’individu est soumis à de
nombreuses
épreuves : la maladie, la pauvreté, la mort, les
calamités…Ces circonstances douloureuses
dévoilent
chez lui un comportement qui peut exprimer soit de la
révolte,
soit de la reconnaissance, soit de l’ingratitude.
C’est là que Dieu nous apprécie.
Sommes-nous
constants dans l’aisance comme dans la pauvreté,
dans la
maladie comme dans la santé, dans le malheur comme dans la
joie
? C’est à l’occasion de ces grands
événements que notre foi est mise à
l’épreuve et révèle soit son
authenticité soit sa fausseté. Dieu nous met en
garde,
les épreuves sont inéluctables et il faut
s’y
préparer afin de ne pas être pris au
dépourvu.
Elles existent pour nous éprouver.
Dieu
dit :
« Nous vous
éprouverons pour
connaître
ceux d’entre vous qui luttent, ceux qui sont constants
»
(47 :31)
Le
fils de Abbas que Dieu soit
satisfait de lui a dit : « La
première chose que Dieu a écrite sur la Table
bien
gardée (table où sont inscrit les
arrêts de Dieu),
ce sont ces mots :
« En
vérité, Je vous
le dis, Je
suis le Dieu véritable ; il n’y a pas
d’autre Dieu
que Moi. Mohammed (p&s) est Mon serviteur et Mon
envoyé ;
quiconque se soumet à Mes arrêts, se
résigne au
malheur dont Je le frappe et se montre reconnaissant de Mes bienfaits,
celui-là Je l’inscris au nombre des hommes
à la foi
sincère, et Je le ferai ressusciter avec cette
catégorie
de justes ; mais celui qui, au contraire, ne se soumet point
à
Mes
arrêts, qui ne se résigne point aux afflictions
dont Je le
frappe et ne se montre point reconnaissant de Mes bienfaits, que
celui-là prenne un autre Dieu que Moi ».
b)
La maladie
efface les péchés.
Le prophète (p&s) a dit :
« Tout mal qui
atteint le
musulman, s’agit-il d’une lassitude,
d’une maladie ou
d’une angoisse, même d’une
piqûre
d’épine, lui vaut de la part de Dieu une
rémission
de ses péchés. » (Bukhari &
Muslim) ; «
Tout croyant, touché par quelque maladie, verra
Dieu
s’en servir pour lui pardonner ses
péchés. »
(Tabarani & El Hakim)
c)
Les oeuvres du malade continuent.
Le prophète (p&s) a dit :
«
Quand un serviteur
tombe malade ou part en voyage, Dieu lui inscrit
l’équivalent de ce qu’il faisait (comme
œuvres
bonnes) à résidence en étant sain
».
(Bukhari et Abou Daoud)
2.
Quelle attitude adopter face à la maladie ?
a)
La patience
Sachant que la maladie efface les péchés et
qu’elle
constitue une épreuve, une attitude s’impose ; la
Patience. Elle est une vertu indispensable à la vie et
à
la foi du musulman. Il doit habituer son âme à
supporter
l’adversité sans lassitude, attendre les
résultats
même s’ils ne sont pas immédiats et
faire face aux
difficultés quels que soient leur gravité et leur
poids
avec un cœur qui n’a point de doute. Rester
confiant et
garder l’espoir.
Le
prophète (p&s) a
dit :
« Celui qui
loue Dieu pour
avoir été comblé, celui qui supporte
patiemment
l’épreuve, celui qui se repend après
une injustice,
celui qui pardonne après avoir été
lésé, ceux-là auront la
sûreté et
seront bien guidés ». (Tabarani)
Le
prophète (p&s)
disait :
« Celui qui
s’efforce
à supporter patiemment (le malheur) Dieu le dotera de
patience.
Nul ne reçoit plus ample bonheur que la patience »
(Bukhari & Muslim)
«
Cherchez secours dans la patience et dans la prière
». (2 :45)
b)
Le malade
se soigne
Le prophète (p&s) a dit :
« Dieu a fait
les maladies. Il a
accordé à chaque
maladie un remède, ne vous soignez pas par ce qui est
illicite
» (Abou Daoud).
Le
malade doit chercher
à se soigner par tous les moyens permis
par la morale islamique, tout en se remettant à Dieu pour
l’issue heureuse de sa maladie car la guérison
reste une
volonté divine.
«
…Et quand je suis malade
c’est Lui qui me guérit ». (26 :80)
c)
La plainte
du malade
Il est permis de se plaindre au médecin et à
l’ami
mais il faut louer Dieu avant de se plaindre.
Le
prophète (p&s) a
dit :
« Quand un
serviteur tombe
malade, Dieu lui envoie deux anges et les charge de voir ce que dira ce
malade à ceux qui viennent lui rendre visite. S’il
loue
Dieu, ils rapportent ceci à Dieu qui en est
informé. Dieu
ensuite dit : Si mon serviteur meurt je me chargerai de
l’introduire au paradis. S’il s’en remet,
Je lui
substituerai une chair meilleure et un sang meilleur que le sien et
lui pardonnerai ses péchés ». (Malik
& Ibn
Abi-Dunya)
3.
la visite du malade.
a) Il est recommandé de se soucier de la santé de
ceux qui
nous
entourent ainsi que de leur rendre visite s’ils sont malades.
D’après Abou Houraira le prophète
(p&s) a dit :
« Dieu
à Lui la puissance et
la gloire, au jour de la
résurrection, dira : « Ho fils
d’Adam ! Je
suis tombé malade et tu ne m’as pas
visité ?
Seigneur, répondit l’homme, comment te rendre
visite et Tu
es le Seigneur des mondes ? Ne savais-tu pas que mon serviteur untel
est tombé malade et tu ne l’as pas
visité ? Ne
savais-tu pas que si tu l’avais visité tu
M’aurais
trouvé chez lui ?... ». (Muslim)
b) Encourager le malade par de bonnes paroles afin de fortifier son
âme et lui faire l’invocation suivante : « OH Allah,
Seigneur des hommes, chasse le mal, guéris (lui) donc la
maladie, car Tu es le Seul à guérir et nul autre
en
dehors de Toi ne guérit, et Ta guérison ne laisse
point
la (moindre trace de) maladie ».
«
Allahumma adhi-hi al-ba’ss illa Rabbannass, ichfi wa anta
achchâfi, la chifâ-a illa chifâouka
chifâ-an
lâ yoghâdirou siqaman ». (Muslim
& Ibn Maja)
c) Raccourcir la visite sauf si le malade demande votre
présence.
d) Le visiteur peut demander des invocations en sa faveur.
Le
prophète (p&s) a
dit :
« Lorsque tu
visites un
malade demande-lui de t’invoquer Dieu, ses invocations
ressemblent à celles des anges ». (Ibn Maja)
e) Il est également recommandé
d’invoquer Dieu en
faveur du malade et de réciter le Coran.
4.
Quelques invocations.
Lorsqu’on se plaint d’un mal, le
prophète (p&s)
a dit :
« Mets ta main
sur l’endroit
du mal et dis :
« Au nom de Dieu. Puis dis : je me
réfugie
auprès de la majesté de Dieu et Sa puissance
contre le
mal que je trouve en moi et contre ce que je fuis » (sept
fois).
«
A’oudho
bi-‘izzatillahi wa qoudratihi min charri
mâ ajidou wa ouhâdhirou » (sept fois).
(Abou
Daoud&Tirmidhi).
Lorsqu’on rencontre un éprouvé, le
prophète
(p&s) a dit :
«
Quiconque, à la vue d’un
éprouvé, (handicapé, un malade, un
pauvre…)
dit : « Louange à Dieu, qui m’a
épargné de ce dont il a frappé autrui
et m’a
grandement avantagé par rapport à ceux
qu’Il a
crées, sera à l’abri de ce malheur
».
(Tirmidhi)
« Al-hamdou
lillahi-ladhi ‘âfanî
minmabtalâka bihi wa faddalanî
‘alâ
kathîrin mimman khalaqa tafdîlan ».
Dieu ne manque pas de nous donner de nombreux exemples dans le
Coran afin d’illustrer le comportement vers lequel nous
devons
tendre, et l’histoire de Ayoub (Job p&s) est un
véritable hymne à la patience et à la
constance.
Lui qui fut frappé de la perte de sa famille, de ses biens
et
fut atteint dans son corps de diverses maladies incurables. Dieu dit de
lui:
« Oui, Nous
l’avons
trouvé endurant avec
constance, (quel) excellent serviteur, il aimait à revenir
souvent à Nous. » (38 :44)
«
Seigneur fortifie-nous de patience et reçois-nous en
croyants soumis à Ta Volonté » (7
:126)
Ref
:
«
L’ETIQUE DU MUSULMAN » - M. Al Ghazali.
Ed
: Al Qalam.
«
LES
EXHORTATIONS ET LES AVERTISSEMENT » - Al Hafy Al
Mundiri.
Ed
: Dar el
Fiker.
«
LES
REGLES DE LA LEGISLATION ISLAMIQUE ECLAIREES PAR LA
TRADITION PROPHETIQUE » - Sayed Sabiq.
Ed
: Dar el
Fiker.
«
DE LA
PATIENCE EN ISLAM » - Amadou Makhtar Samb.
Ed
: Al
Bustan.
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La
religion : un comportement 
Le
comportement à l’école
Chère sœur et cher frère, toi qui
poursuis encore
tes études, tu es certes un(e) étudiant(e), mais
tu es
surtout et avant toute chose un(e) musulman(e). Ce qui signifie que ta
vie spirituelle et ta vie temporelle sont étroitement
liées, que l’un n’agit pas sans demander
l’approbation de l’autre. Ainsi ton comportement
général devrait s’en ressentir.
Malheureusement les plaintes qui ressortent des différents
établissements scolaires nous laissent penser que des
responsabilités ont été
négligées
dans de nombreux domaines. L’absentéisme, le
niveau en
régression constante, la violence verbale et physique, la
détérioration du matériel, tant de
faits qui
suscitent tant d’interrogations. L’absence
d’éducation, l’absence
d’autorité,
l’enseignement qui n’arrive plus a
réaliser ces
objectifs, les résultats d’une
société qui
néglige les rapports de l’homme à son
Créateur et qui table uniquement sur des valeurs de
réussite socio-économiques… Mais
chercher à
connaître les raisons de cette crise ne fait que reculer dans
le
temps les solutions. Dieu sait combien nous avons
déjà
perdu comme temps… C’est pourquoi
aujourd’hui je
m’adresse à toi, toi que l’on montre du
doigt, toi
sur qui l’autorité n’a plus beaucoup
d’influence, toi qui exprimes ta révolte
à ta
façon, et pour qui le monde ne paraît pas
très
réjouissant. Certes ce monde n’est pas le reflet
de toutes
nos espérances mais il faut que tu saches que ton devoir sur
cette terre est de le rendre plus agréable à
vivre.
«
Puissiez-vous former une communauté dont les membres
appellent
les hommes au bien, leur ordonnent ce qui est convenable et leur
interdit ce qui est blâmable ; voilà ceux qui
seront
heureux ! » (3 :104)
Voilà qui devrait te donner un but, une raison de vivre car
ici
c’est Dieu exalté soit-Il qui te le dit ce
n’est pas
ton professeur, tes parents ou la police. C’est Celui qui
t’a donné la vie et c’est celui qui te
donnera la
mort. C’est Lui à qui tu devras rendre des comptes
de ton
comportement et de ton utilité sur terre.
«
Oh
fils d’Adam de la poussière Je t’ai
créé, vers la poussière Je te
ramènerai et
de la terre Je te ressusciterai ». (Hadith qodsi)
Oui cette vie n’est qu’un
dépôt du
Créateur, parmi tous les examens que tu pourras mener
à
bien à l’école, celui qui
t’assurera avec
certitude une réussite c’est bien celui que Dieu
exalté soit-Il te propose : L’examen de ta vie,
celui qui
consiste à faire le bien, à être utile
à toi
et aux autres, celui de croire qu’il n’existe
qu’un
Dieu et que son Prophète est Muhammad (p&s) et de te
référer en toute chose au Coran et à
la Sunna.
C’est un examen qui demande d’énormes
qualités telles que la patience, la constance, la
miséricorde et surtout de la foi. Mais ce chemin te conduira
assurément à obtenir
l’agrément de Dieu et
quelle plus belle récompense que celle-là !
Ton temps sur cette terre est limité, exploite-le du mieux
que
tu pourras. Ton retour se fera vers Lui, à Lui pas
d’échappatoire, pas de mensonge, pas de tricherie.
Il est
Celui qui sait toute chose.
Fasse que ton comportement soit une lumière pour toi au jour
du
jugement et une lumière pour ceux qui t’entourent
ici-bas.
Tu es responsable de ce que tu génères, et tu
seras
rétribué en fonction. Dieu t’a
envoyé un
prophète et il a dit de lui qu’il est le meilleur
exemple :
«
Vous
avez dans le Prophète de Dieu un bel exemple pour celui qui
espère en Dieu et au jour dernier et qui invoque souvent le
nom
de Dieu ». (33 :21)
Alors fais-en ta référence, ton modèle
sur terre
et tu réussiras inch’Allah. Je te citerai quelques
exemples de sa sociabilité, de son comportement qui
pourraient
te servir à l’école, car le
Prophète de Dieu
a fait « de
la religion : un comportement »
1.
Ecole obligatoire
L’enseignement est obligatoire en Belgique
jusqu’à
18 ans. Sache que l’Islam est la religion du savoir, le
Prophète (p&s) a dit :
«
L’acquisition du savoir est une obligation qui incombe
à tout musulman… » (ibn Maja)
D’après ibn Omar : « Toute chose a un
chemin, celui du Paradis est la science. »
L’analphabétisme et l’ignorance sont des
maladies
sociales qu’il faut combattre, ils ne vont pas de paire avec
le
bien être de l’homme qu’il soit moral ou
physique.
Observe combien sont nombreuses les maladies, les injustices, la
misère dans les pays ou
l’analphabétisme
règne en maître.
2.
Respect du règlement
En toute liberté tu t’es inscrit dans une
école,
ceci implique que tu t’es engagé à te
soumettre aux
règles qui régissent le fonctionnement de cet
établissement. Ces règles sont
établies, les
respecter constitue pour toi une obligation et non un choix. Elles sont
nécessaires pour le bon fonctionnement de
l’établissement, pour la discipline de ses membres
et
finalement dans l’intérêt de tous.
3.
Respect pour autrui
a)
La ponctualité
La ponctualité est importante pour la bonne organisation et
le
bon fonctionnement de n’importe quelle activité.
Ton
retard ne peut que perturber ton travail et celui des autres, il
constitue un manque de respect vis-à-vis d’autrui,
la
ponctualité est similaire à une promesse, tenir
sa parole
est une grande vertu mentionnée par Dieu comme une des
qualités de la prophétie.
Dieu Exalté dit :
«
Oh les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements.
» (5 :1)
b)
La politesse
La politesse est essentielle pour avoir de bons rapports dans une
société sinon la cohabitation serait impossible.
L’islam accorde beaucoup d’importance à
la parole,
à l’échange verbal, le musulman doit
pouvoir
dominer sa langue, l’éduquer, Dieu
Exalté dit :
«
Dis à mes serviteurs de prononcer de bonnes paroles.
» (17 :53)
«
Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il dise le
bien ou alors qu’il se taise. » (Muslim)
User de bonnes paroles produit des fruits agréables, Dieu
Glorifié dit :
«
L’action bonne n’est pas semblable à la
mauvaise.
Pousse celle-ci par ce qu’il y a de meilleur : celui
qu’une
inimitié séparait de toi deviendra pour toi un
ami
chaleureux. » (41 :34)
Dieu nous a honorés par le don de la parole, sois
reconnaissant par une bonne utilisation responsable de ta langue.
«
Il ne
prononce pas une parole sans qu’il n’y ait
à ses
côtés un observateur bien disposé
(à ce
rôle). » (50 :18)
Sache contrôler ta colère, résiste
à la
provocation, évite les disputes, ne sois pas susceptible, ne
cherche pas à polémiquer, abandonne la
grossièreté.
Le prophète (p&s) a dit :
«
Rien
ne pèsera dans la balance du croyant au jour de la
résurrection comme le bon caractère. Car Dieu
déteste l’homme obscène et grossier. Et
l’homme doté d’un bon
caractère atteindra par
cette qualité le degré de celui qui
jeûne et prie
» (Ahmad)
C’est là un exercice de maîtrise
difficile mais combien gratifiant auprès de Dieu.
c)
Respect du professeur
«
Soyez humbles envers ceux de qui vous puisez la science »
(Tabarani)
Tu te rends à l’école dans le seul but
d’acquérir des connaissances, dans de nombreux
domaines,
tous intéressants. Tu es donc dans une position
d’apprenti
qui a tout à découvrir. Le professeur
représente
ce savoir et ton attitude face à eux doit être
pleine de
curiosité, de soif, d’attention et surtout de
respect. Le
respecter, c’est lui obéir, respecter ses
règles de
travail, s’adresser à lui avec politesse,
éviter
tout ce qui perturbe ou désorganise le cours.
Le prophète (p&s) a dit : «
Apprenez le savoir et à cette fin apprenez la
sérénité et le respect et à
être
modestes avec ceux qui vous enseignent. » (Tabarani)
d)
Honnêteté
Un musulman n’agit que selon la vérité,
ainsi ses
actes seront purs et sincères et porteront leurs fruits.
Tout
acte impliquant le mensonge, la tricherie, la tromperie est exclu du
comportement du musulman.
«
Malédiction de Dieu sur les menteurs » (3 :61)
«
Celui qui trompe n’est pas des nôtres »
(Tirmidhy)
e)
Décence
Ne cherche pas l’admiration de ton semblable mais celle de
Dieu. Contente toi de l’essentiel.
Selon Abu Hurayra le prophète (p&s) a dit :
«
Dieu ne regarde pas vos corps ni vos formes mais regarde vos
cœurs et vos œuvres » (Muslim)
L’islam recommande une tenue propre et soignée.
Un homme a interrogé Abdallah ibn ‘Omar :
«
Quel
vêtement dois-je porter ? Il lui dit : Celui dans lequel les
sots
ne te ridiculisent pas et avec lesquels les sages ne te font pas de
reproche… » (Tabarani)
f)
Choix des amis
L’islam est une religion de convivialité, de
sociabilité et non d’isolement, durant tes
études
tu es amené à choisir tes compagnons de route, ce
choix
peut influer sur tes résultats scolaires ainsi, que sur ton
comportement. Il est important que tu saches qu’en Islam tout
acte posé doit être motivé par
l’amour de
Dieu, c’est ainsi pour l’amitié, cela
doit
être un acte désintéressé,
bien sûr tu
seras attiré par des affinités de
tempérament et
de pensée mais ton choix doit être
guidé par les
exigences de tes principes, en l’occurrence ceux qui te
poussent
à aimer pour Dieu.
Le prophète a dit : «
Toutes les créatures constituent la Famille de Dieu
(Exalté soit-Il) et Sa créature
préférée, c’est celle qui
est bienfaisante
envers Sa Famille. » (Bukhari)
g)
Préserver l’environnement
«
C’est à Allah vraiment qu’appartient
tout ce qui est
dans les cieux et sur la terre. Il sait parfaitement
l’état dans lequel vous êtes, et le jour
où
les hommes seront ramenés vers Lui. Il les informera alors
de ce
qu’ils oeuvraient. Allah est Omniscient. » (24 :64)
Il va de soit que le matériel scolaire, que ce soit les
livres
ou les biens mobiliers et immobiliers ne peuvent subir aucune
détérioration, le vandalisme gratuit
n’a jamais
rien résolu. De plus en Islam les biens d’autrui
sont
sacrés, il t’est interdit de les
dérober, de les
casser, de les dénaturer, de les taguer.
4.
Conclusion
Ta jeunesse est un atout, c’est une période dans
ta vie
où tout est possible, tout s’offre à
toi, à
la mesure de tes ambitions. Tu possèdes de grandes
capacités de mémorisation, ton corps plein
d’énergie te permet de pratiquer toutes sortes de
disciplines sportives qui contribueront à ton
épanouissement. Ta liberté te permet de te
mouvoir, de
voyager. Mais tout cela on te l’a déjà
dit, et cela
ne t’a pas suffi. Mais ce que l’on ne te dit pas
c’est que tout ce que tu entreprends ne doit pas seulement
épanouir ton corps, mais ton âme, ta
spiritualité,
que le regard des autres importe peu à
côté de la
satisfaction que tu peux ressentir lorsque tu recherches la
proximité de Dieu. Il faut que ta vie soit en accord avec le
très Haut, tes actes, tes choix, tes ambitions doivent avoir
pour intention la satisfaction de Dieu. Ainsi tu vivras en paix avec
toi-même et avec les autres. Toutes tes interrogations auront
une
réponse. Tes incertitudes deviendront certitudes, ton
sentiment
d’inutilité et d’impuissance se
transformera par un
besoin de servir les autres, ta haine fera place à la
compréhension. Tes jugements seront empreints de
miséricorde et de modération. Montre toi humble,
affectueux envers les gens, abstiens-toi de commettre le mal, sois
patient dans la difficulté, et acharne toi à
vouloir tout
connaître et tout comprendre, tu constateras très
vite que
ta vie est trop courte pour accomplir ce que Dieu attend de toi.
«
Béni soit Celui dans la main de qui est la
Royauté, et Il
est Omnipotent. Celui qui a créé la mort et la
vie afin
de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur
en
œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur.
» (62
:2)
Réf
:
«
L’ETHIQUE DU MUSULMAN » - Mohammad Al Ghazali
Ed
: Al Qalam.
Brochure
publiée avec le soutien de E.M.B.
El
Ihsan
Editeur
responsable
Botte
C.
Rue
Guillaume Tell 62
1060
Bruxelles

Le
Ramadan terminé je
continue de jeûner 
Le
jeûne surérogatoire
Le prophète (p&s) nous a recommandé de
jeûner en dehors du mois de Ramadan, c’est ce
qu’on appelle le jeûne volontaire ou
surérogatoire qui par définition n’est
pas obligatoire mais qui présente, néanmoins,
beaucoup de mérites.
Le prophète (p&s) a dit : « Le poids de la
terre en or n’égalerait point la
récompense réservée, le Jour de la
Résurrection, à quiconque jeûnerait une
journée volontairement. »
« Le jeûne et le Coran intercéderont en
faveur du serviteur le Jour de la Résurrection. Le
Jeûne dira : Oh mon Seigneur ! Je l’ai
empêché de se nourrir et de se satisfaire son
désir : prends-moi donc comme intercesseur en sa faveur !
» Et le Coran dira : « Je l’ai
empêché de dormir la nuit : prends-moi donc comme
intercesseur en sa faveur ! ». « Et ils
intercéderont. » (Ahmad)
De nombreuses occasions de jeûner nous sont offertes durant
l’année et nous permettent
d’acquérir les mérites promis. Ceux-ci
sont :
a)
Six jours de chawwal
Le prophète a dit :
«
Quiconque jeûne le mois de Ramadan et le fait
suivre de six jours du mois de chawwal, le jeûne de
celui-là équivaut à celui de toute une
année ». (Muslim)
«
Le jeûne du mois de Ramadan équivaut
à 10 mois. Celui de six jours de chawwal équivaut
à deux mois. C’est le nombre de mois
d’une année. » (Ibn khuzaima)
b)
Première décade
de dhoul-hidja
Le Prophète a dit : «
Il n’ y a pas de
jours où les bonnes œuvres sont mieux
agréées de Dieu autant que les dix premiers jours
de
Dhoul-Hidja » (Bukhari)
c)
le jour de ‘Arafat
Le Prophète a dit : «
Le jeûne de
‘Arafat permet d’absoudre les
pêchés de l’année qui
précède et de celle en cours ».
(Muslim).
Correspond au neuvième jour de Dhoul-hidja.
d)
Mouharram
On demanda au Prophète quel est le meilleur jeûne
après celui du Ramadan ?
«
C’est le jeûne du mois de Dieu
appelé « Al Mouharram » fut sa
réponse » (Muslim et Abou Dawud)
«
…Le jeûne d’une
journée de Mouharram équivaut au jeûne
de trente journées ».
e)
Al ‘Achoura
Le dix du mois de Al Mouharram correspond à
Al’Achoura. C’est le jour où Dieu donna
la victoire
à Moïse et son peuple sur Pharaon. Le
Prophète (p&s) jeûna ce jour et recommanda
de le jeûner.
Le Prophète a dit : «
Celui qui jeûne le
jour de ‘Arafat, aura ses pêchés de
l’année précédente et de la
suivante, tous pardonnés. Et celui qui jeûne le
jour de ‘Achoura (10 de Mouharram) sera pardonné
pour les péchés d’une année.
» (Tabarani)
«
Quiconque comble sa famille (de dépense) le jour
de ‘Achoura, Dieu lui rend (l’aisance) durant toute
l’année ». (Al Bayhaqi)
f)
La première quinzaine de
Cha’ban
Mois qui précède le Ramadan.
Aïcha a dit : «
Je n’ai pas vu le
Prophète (p&s) jeûner un autre mois que
celui du Ramadan, et je ne l’ai pas vu jeûner plus
de jours qu’au mois de Cha’bane. »
(Bukhari et Muslim)
Le Prophète a dit : «
A la mi-cha’bane,
faites la prière de sa nuit (veille) et jeûnez sa
journée. Au coucher du soleil, Dieu descend
jusqu’au Ciel le plus bas et dit : Y a-t-il
quelqu’un qui implore mon pardon que je lui accorde ? Y
a-t-il quelqu’un qui me demande de l’enrichir que
je lui accorde ? Y a-t-il un malade, que je le guérisse ?
... et ainsi de suite jusqu’à l’aurore.
» (Ibn Maja)
g)
Le jeûne des jours de pleine
lune
Le treize ; quatorze et quinzième jours du mois lunaire donc
de chaque mois du calendrier hégirien.
D’après Abou Ad-Darda que Dieu
l’agrée a dit :
«
Mon bien aimé (le Prophète
p&s) m’a recommandé de faire trois choses
que je ne laisserai jamais tant que je suis vivant : de
jeûner trois jours de chaque mois, de faire la
prière d’al-douha et de ne pas me mettre au lit
avant
que j’effectue une raka’a impaire ».
(Muslim)
Le prophète (p&s) a dit :
«
Ces trois jours de jeûne équivalent au
jeûne d’une année ».
(An-Nassâ’i)
h)
Chaque lundi et jeudi
Le prophète a dit : «
Les
œuvres sont soumises à Dieu tous les lundis et
Jeudis. Le Seigneur pardonne tout musulman à
l’exception de deux personnes en discorde. Il dit : Ajournez
ces deux là ! » (Ahmad)
On interrogea le Prophète (p&s) au sujet du
jeûne du lundi, il répondit : «
C’est le jour où je suis
né, le jour où (Dieu) m’a
envoyé (comme Prophète) et le jour où
on m’a révélé (Le Coran)
». (Muslim)
Le prophète (p&s) jeûnait constamment
pendant ces deux jours.
i)
Un jour sur deux
Le Prophète (p&s) a dit : « Le
jeûne le plus agréé de Dieu est celui
de David. La prière la plus agréée de
Dieu est celle de David. Il dormait la moitié de la nuit,
veillait un tiers, puis il se recouchait le sixième de la
nuit. Il jeûnait un jour et rompait son jeûne le
jour suivant. » (Bukhari&Muslim)
An-Nassâ’i rapporte d’après al
Hakim : «
J’allais trouver
l’envoyé de d’Allah (p&s) et lui
dit : Oh Envoyé d’Allah ! Ordonne-moi une
œuvre grâce à laquelle Allah
m’accorde un profit (spirituel) ! »
Il dit : « Il
t’incombe de jeûner, car le
jeûne n’a pas de semblable. »
Réf
:
«
Les exhortations et avertissements. » - Imam Al
Hafiz Al-Mundiri.
Éd
: Dar El fikr.
«
La voie du Musulman » - Aboubaker Djaber
Eldjazaîri.
Éd
: ACFE
«
Le jardin des saints serviteurs » - Imam Al-Nawawi
Éd
: Dar El Kutub Al-‘llmiyah.
Brochure
publiée avec le soutien de E.M.B.
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1060
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Le Repentir en Islam 
Le
repentir ou Tawba
Le repentir consiste tout d’abord à ce que
l’on soit
convaincu que le péché et la
désobéissance
nuisent à la purification de notre âme et
contribuent
à l’éloignement de Dieu. Cette
conviction doit
provoquer un sentiment de regret lequel implique la volonté
d’abandonner certains comportements nuisibles.
1.
Pourquoi se repentir ?
Le repentir est un besoin qui se manifeste chez l’individu
qui,
troublé par son comportement finit par ressentir un malaise,
une
tristesse, de la déprime, de la
préoccupation…
C’est alors que le repentir, qui est un acte de foi,
apparaît comme libérateur du malaise.
Dieu Exalté dit :
«
Et
ceux qui ont œuvré en mal puis qui
après cela se
sont repentis et ont cru… ton Seigneur est après
tout
cela, certes oui, Pardonneur, Miséricordieux ». (7
:153)
Dieu nous invite au repentir sincère et ferme qui pourra
effacer
nos mauvaises actions. Il nous donne la possibilité de nous
racheter de nos erreurs et de prendre un nouveau départ.
Dieu Exalté dit :
«
Oh,
les croyants ! Repentez-vous à Dieu d’un repentir
sincère. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos
fautes… ». (66 :8)
«
Oui,
et Je suis grand Pardonneur pour celui qui se repent et croit et fait
œuvre bonne puis se guide ». (20 :82)
2.
Quand se repentir ?
Hâtivement : le Prophète (p&s) a dit :
«
Faire les choses hâtivement fait partie des incitations de
chaytan (diable) sauf dans cinq cas :
-
Tawba c.à.d. le repentir
-
Marier sa fille
-
Régler ses dettes
-
Enterrement des morts
-
Faire de bonnes actions ». (Tirmidhi)
3.
Comment se repentir ?
Par un examen de soi : se repentir demande que l’individu
passe
par son autocritique. Il est nécessaire qu’il se
juge
lui-même et qu’il constate les méfaits
qu’il a
commis envers Dieu, envers autrui, envers
lui-même… Ainsi
il pourra faire le point et connaître les raisons de ses
préoccupations. Afin de pouvoir les corriger.
Le Prophète (p&s) a dit :
«
L’homme sensé est celui qui se juge
lui-même et
œuvre pour la vie future. Tandis que l’homme faible
d’esprit est celui qui se laisse conduire par ses passions
souhaitant que Dieu lui accorde tout ce qu’il
désire
». (Tirmidhi)
4.
Conditions du repentir
a)
Cessation du mal commis et intention sincère de se
repentir.
Oubay Ibn Ka’b posa la question au Prophète
(p&s) :
«
Qu’est-ce qu’un repentir sincère ?
»
Il lui répondit :
«
C’est le repentir de tout acte infâme commis avec
excès puis tu implores le pardon de Dieu en
t’engageant
à ne plus y revenir ». (Ibn Abi Hatim)
b)
Nadam : manifester du regret sur les actes commis par le
passé.
c)
Résolution ferme de ne plus retourner aux
péchés regrettés.
d)
Rendre justice à celui à qui tu as fait
du tort
s’il s’agit de péchés commis
envers nos
semblables.
5.
Prendre connaissance des préceptes divins
Une fois repenti, il faut faire un effort pour ne pas retomber dans des
situations semblables à celles du passé. Cet
effort doit
d’abord nous mener à la recherche de la
connaissance des
préceptes de Dieu : nos devoirs, nos obligations, ce
qu’Il
nous autorise, ce qu’Il nous interdit, les
péchés
capitaux, les pêchés véniels (petit)
…
Dieu Exalté dit :
«
Si
vous évitez de commettre les grands
péchés Nous
vous pardonnerons vos péchés véniels,
et Nous vous
ferons entrer avec honneur au Paradis ». (4 :31)
Ceci ne veut pas dire qu’il faille négliger les
petits
péchés car ceux-ci peuvent devenir graves pour
différentes raisons :
- Leur répétition
fréquente.
- Le fait de n’y attacher
aucune importance.
- Le plaisir avec lequel on les commet.
- Avoir une confiance
exagérée dans le pardon.
- Le scandale que peuvent causer les
petits péchés.
6.
Comment demander le Pardon ?
«
O
Grand Dieu, tu es mon Seigneur, Tu m’as
créé et je
suis Ton esclave, je suis soumis à Tes promesses et
à Tes
engagements. Je me réfugie auprès de Toi contre
le mal
que j’ai commis. Je reconnais les bienfaits dont Tu
m’as
comblé. Je reconnais aussi mes pêchés,
pardonne-moi, car nul autre que Toi n’absout les
pêchés » (Bukhari)
«
Allâhoumma Anta Rabbi lâ ilâha illa Anta
khalaqtanî wa ana ‘abdouka wa ana
‘alâ
‘ahdika wa wa’dika mastata’tou,
a’oudhou bika
min charri mâ çana’tou, abou-ou laka
bini’matika ‘alayya, wa abou-ou bidhanbi faghfirli
fa
innahou lâ yaghfirou dhounouba illâ Anta
». (Bukhari)
Le Prophète (p&s) a dit :
«
Dieu,
à Lui la puissance et la Gloire, ouvre Sa main la nuit afin
que
le pêcheur du jour se repente et Il ouvre Sa main le jour
afin
que le pêcheur de la nuit se repente. Et ceci durera ainsi
jusqu’à ce que le soleil se lève de son
coucher
(l’heure dernière) ». (Muslim)
Réf
:
«
L’ETHIQUE DU MUSULMAN » - Mohammad Al Ghazali
Ed
: Al Qalam.
«
LA MYSTIQUE DE GHAZALI » - Abdallah As-Sabr
Ed
: Créadif Livres.
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